La cathédrale Notre-Dame de Chartres, macrocosme et microcosme.


Notre-Dame de Chartres. Rose d'une fenêtre haute du cheur. Cliché Vladimir Renard
Notre-Dame de Chartres. Rose d'une fenêtre haute du cheur. Cliché Vladimir Renard

Conférence par Michel Renard, ingénieur honoraire de la DGA, docteur en sciences physiques, invité.

 

Mercredi 5 juillet 2017 à 14h30

 

De toutes les grandes cathédrales gothiques connues aujourd’hui, Notre-Dame de Chartres offre un potentiel d’exhaustivité et d’authenticité tout à fait unique. Surtout il est largement suffisant pour permettre d’observer les rapports qu’entretiennent entre elles les trois catégories architecture, iconographie, parure, selon lesquelles il est commode de projeter tout édifice sacré. À Notre-Dame de Chartres, il résulte de la dimension iconographique de l’architecture et de la dimension architecturale de l’iconographie une adéquation contenant / contenu qui vaut tout autant

 

- à l’échelle du microcosme (module porte, module vitrail),

 

- qu’à celle des infra-ensembles homologues (façade ouest, chevet, façade nord du transept, façade sud du transept),

 

- qu’à celle des sous-ensembles homologues (nef, chœur, bras nord du transept, bras sud du transept),

 

- et qu’à celle du monument dans son ensemble (macrocosme).

 

Se trouvent ainsi mis en évidence, outre la nécessité de la cathédrale, sa cohérence et son caractère fractal.

 

Quant à la troisième catégorie – parure – elle ne manque pas de contribuer efficacement à la fusion des deux premières, en particulier chaque fois qu’elle décore l’iconographie de motifs architecturaux et l’architecture de motifs iconographiques.

 

De même que dans la pensée chrétienne Père, Fils, Esprit Saint sont trois qui ne font qu’un, de même à Notre-Dame de Chartres architecture, iconographie, parure sont encore trois qui ne font qu’un.