La 4ème Division Cuirassée dans la Bataille d’Abbeville du 28 au 30 mai 1940

La 4ème Division Cuirassée dans la Bataille d’Abbeville du 28 au 30 mai 1940
La 4ème Division Cuirassée dans la Bataille d’Abbeville du 28 au 30 mai 1940

Conférence de Me Claude Leschaeve, membre titulaire,

 

Ancien Carmel d’Abbeville, 36 rue des Capucins, 80100 Abbeville le mercredi 5 juin 2013.

 

Pour sa conférence, Me Claude Leschaeve s’appuie sur le travail préparatoire et les notes de Me Hubert Berthemy, ancien membre correspondant de la Société d’Émulation, avocat au barreau d’Abbeville, colonel de réserve et historien militaire. Me Berthemy a confié à Me Leschaeve, peu avant son décès survenu en février 2013, le soin de présenter à la Société d’Émulation cette communication sur la bataille d’Abbeville de mai 1940 et de rappeler aux Abbevillois cet épisode sombre d’histoire locale qui s’inscrit dans l’histoire du conflit européen et mondial de 1939-1945.

Abbeville venait d’être bombardée et détruite le 20 mai 1940. La population était encore sous le choc des événements récents. Le commandement allemand décide de faire remonter vers Dunkerque les unités engagées dans le nord de la France et de liquider cette poche où les troupes françaises sont encerclées. L’état-major français profite de cette décision pour monter une offensive en direction d’Abbeville et de la Somme afin de crever la ligne de front.

C’est à cette fin qu’est créée la 4ème DCR, placée sous le commandement du jeune colonel de Gaulle qui vient d’être nommé général à titre temporaire. Le général de Gaulle n’est pas un inconnu. Il a déjà écrit plusieurs textes remarqués sur l’armée de métier et sur l’arme blindée. Il a déjà tenté de mettre en pratique ses théories lors des combats de Montcornet, dans le département de l’Aisne.

La bataille d’Abbeville est pour ainsi dire le dernier sursaut de l’armée française dans sa lutte contre l’envahisseur allemand. Il s’en fallut de peu que cette offensive ne fût couronnée de succès. Mais la puissance de feu allemande d’une part, la relative lenteur de l’approvisionnement du côté français d’autre part, ainsi que la difficulté à coordonner l’appui reçu des unités britanniques eurent raison des ambitions françaises.

Après avoir décrit les forces en présence et les matériels, évoqué la topographie et les difficultés du terrain, Me Leschaeve fera le récit de la bataille, sorte de baroud d’honneur qui fait encore l’objet de controverses, tant sur le plan tactique que dans la stratégie militaire en général.