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Mercredi 3 juin 2015 à 14h30

Le roman populaire dans la presse des départements durant la Grande Guerre


par Alfu (Alain Fuzellier), vice-président de l’Association des Amis du Roman Populaire (AARP), co-directeur du Centre Rocambole (Centre de Ressources International sur le Roman Populaire), fondateur et responsable d’Encrage Édition.

Salle du réfectoire de l’ancien Carmel d’Abbeville

36 rue des Capucins à Abbeville

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Vente de journaux à Dreux en 1915. Carte postale. Collection particulière
Vente de journaux à Dreux en 1915. Carte postale. Collection particulière

Le roman est consubstantiel à la presse périodique moderne. Dès son apparition, dans les années 1840, cette presse de l’ère industrielle n’a pu se passer de la fiction. Et les plus grands journaux doivent leur clientèle, en grande partie, aux romanciers à succès qui attirent le public.


Sous la Monarchie de Juillet, Eugène Sue avec Les Mystère de Paris et Alexandre Dumas avec Le Comte de Monte-Cristo font la fortune du Journal des Débats. Sous le Second Empire, Ponson du Terrail participe au lancement du Petit Journal, à Paris, ou de La Sarthe, au Mans.


La Belle Époque est l’âge d’or des romanciers populaires qui sont avant tout des feuilletonistes à succès très prolifiques et très bien payés : Gaston Leroux, Michel Zévaco alimentent Le Matin, Jules Mary et Charles Mérouvel Le Petit Parisien, Henri Germain Le Petit Journal, etc.


À l’heure de la Grande Guerre, et contre toute attente, le feuilleton ne disparaît pas. Il suit les aléas de la presse dans la tourmente mais conserve, dans la plupart des organes de presse, une place privilégiée. Toutefois, la presse des départements augmente son influence aux dépens de la presse nationale, plus fragile à cette époque.


Le roman populaire (ou feuilleton) « de guerre » inédit est très présent dans les quotidiens des départements de la France métropolitaine et de l’Algérie. Un bon nombre de titres qui ne seront jamais proposés par la presse nationale sont alors diffusés dans la presse non parisienne et parfois successivement dans plusieurs villes, sur tout le territoire.


C’est sur ce vaste catalogue d’œuvres souvent très peu connues que nous jetterons aujourd’hui un regard — avec un clin d’œil particulier pour la presse du département de la Somme. (Alfu)

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